Les aides de l’Etat pour la création d’entreprise

Si créer son entreprise reste l’ambition de nombreux futurs entrepreneurs, les risques sont néanmoins importants et les coûts parfois élevés. Afin d’aider les primo-accédants à l’entreprise dans leur projet, les pouvoirs publics leur proposent différentes aides financières et techniques.

Les dispositifs d’aides financières aux entrepreneurs fragilisés

La création d’entreprise a subi de nombreuses mutations selon les gouvernements successifs, mais les dispositifs d’aide de l’État subsistent toujours sous différentes formes. Une simple immatriculation au RCS coûte en moyenne 25€ et l’immatriculation au Répertoire des métiers d’une SARL revient à 130€. Relativement dérisoires, ces coûts ne tiennent en revanche pas compte des investissements financiers souvent onéreux. Stocks et achats des marchandises pour les entreprises commerciales, paiement des salariés et des charges sociales, frais en tous genres, loyers des baux commerciaux : les entrepreneurs rencontrent souvent des difficultés financières, surtout lors de la première année de la création de leur entreprise.
Le NACRE pour Nouvel accompagnement pour la création d’entreprise ou la reprise d’entreprise, est le premier dispositif proposé par l’État. Celui-ci a été initié dans le but d’accompagner les entreprises créées depuis moins de 3 ans. Ce dispositif de 2015 permet de bénéficier d’une réduction d’impôts et d’une aide au montage financier d’une entreprise.
Dans le même objectif d’aider les entrepreneurs les plus fragilisés à créer leur entreprise, l’ACCRE (Aide aux chômeurs créant ou reprenant une entreprise), exonère de cotisations sociales les entrepreneurs ne dépassant pas un plafond de revenus annuels de 39 732€. Contrat d’appui au projet d’entreprise (CAPE), soutien au commerce de proximité ou aide à la reprise ou à la création d’entreprise (ARCE) : toutes ces mesures fiscales incitatives visent à faciliter les 3 premières années des entrepreneurs. Grâce à des incitations fiscales et des aides à la création d’entreprise, ces dispositifs des pouvoirs publics ont pour but d’encourager les jeunes entrepreneurs à créer et à innover.

Un accompagnement personnalisé dans son projet de création d’entreprise

Si l’argent est le nerf de la guerre, de nombreux entrepreneurs rencontrent néanmoins des difficultés d’un tout autre ordre. Il peut en effet arriver que le futur entrepreneur dispose de moyens financiers conséquents mais ne trouve pas toujours de réponses à ses questions. Avec des études au préalable, un business plan et une stratégie globale à adopter, les primo accédants à l’entreprise ne savent pas toujours où se tourner. Recevoir des conseils avisés de professionnels aguerris, permet alors de profiter de toute l’expérience professionnelle acquise par ceux ci.
Les régions et départements particulièrement, proposent ainsi aux futurs entrepreneurs de nombreux accompagnements personnalisés et sur-mesure possibles.
Étude de faisabilité du projet, étude de marché préalable, business plan et de nombreux aspects de la vie de l’entreprise sont abordés par des associations gérées par les autorités publiques ou en partenariat avec l’État. En dehors des aides financières ou de l’accès au microcrédit et au crédit de longue durée, les autorités territoriales proposent un suivi et un accompagnement réguliers. Si les dispositifs BPI (Banque publique d’investissement) concernent d’abord les garanties bancaires et la trésorerie, le réseau généré par la BPI et d’autres institutions concerne de nombreuses PME et start-ups.

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